Méthodes de calcul
Jean-Pierre VINOT 06-12-2007
1. LES EMISSIONS POLLUANTES DU TRANSPORT ROUTIER
La méthodologie de calcul des émissions polluantes est basée sur la connaissance des émissions unitaires des différents véhicules circulant sur une voirie (VP, VUL et PL) de leur réglementation par référence à leur date de mise en service et les normes EURO qui s’y appliquent, de leur motorisation (essence ou gas oil) ,de la composition générale du parc empruntant la voie considérée et des données de circulation (flux et vitesse)
Pour les émissions unitaires (exprimées en g/km en fonction de la vitesse), elles nous sont données par la méthodologie COPERT IV (COmputer Programme to Calculate Emissions from Road Transport) agréée par l’agence européenne de l’environnement et par l’ADEME. A signaler qu’une nouvelle méthodologie de calcul des émissions polluantes routières mise au point dans le cadre européen est en cours de traduction au niveau français et qu’elle viendra remplacer la méthodologie COPERT.
Le parc actuellement à prendre en compte est issu de la thèse INRETS-ADEME.. de B Bourdeau et qui nous donne la projection et la composition de ces différents parc jusqu’en 2050.
De nombreux produits informatiques de calcul des émissions polluantes et de la consommation énergétique existent sur le marché français et qui sont basés sur ces deux données précédentes. A titre d’exemples , il convient de mentionner les logiciels IMPACT II - ADEME, MVA IMPACT, TRANSOFT, ARIA…Ces logiciels nécessitent la connaissance des données de trafic (nombre de VL et PL ainsi que de la vitesse de circulation) afin d’obtenir les émissions en polluants et la consommation énergétique correspondantes à la circulation routière envisagée.
2. LA DIFFUSION
Le passage des émissions aux concentrations fait appel à des logiciels de diffusion en général basé sur la mécanique des fluides. Il existe trois grandes catégories de modèle :
· Un modèle faisant appel à une base de données (STREET) nous donnant la concentration maximale (en règle générale, un point situé en bordure de l’infrastructure),
· Les modèles gaussiens simplifiant les équations de la mécanique des fluides (ADMS, ARIA-IMPACT…),
· Les modèles 3D qui résolvent les 7 équations différentielles de dynamique des fluides appliquées à l’air (PANROAD, ARIA régional, MERCURE…).
Le choix du modèle à utiliser dépend du problème que l’on veut résoudre et de l’échelle géographique étudiée. Les coûts d’étude et de traitement informatique sont forts différents d’un logiciel à l’autre. Ces modèles nécessitent la connaissance des données météorologiques (direction et force des vents, température, stabilité de l’atmosphère, présence ou non d’une inversion de température…).








