Accueil » Sécurité et circulation routières » Signalisation » Voie Centrale Banalisée (Chaussée à)

Voie Centrale Banalisée (Chaussée à)

Daniel Lemoine, Benoît Hiron   29-09-2010

La signalisation d’une voie centrale où deux véhicules peuvent difficilement se croiser sans empiéter sur deux espaces revêtus sur chaque bord de la chaussée connaît un intérêt important.

Le comité de pilotage de la démarche nationale "code de la rue" de décembre 2009 a saisi le comité technique pour étudier ce sujet.

Les premiers retours montrent que suivant la façon dont ces chaussées à voie centrale banalisée (CVCB) ont été effectuées (notamment marquages sur la chaussée), les réalisations sont conformes ou pas à la réglementation. En effet, s’inspirer des réalisations étrangères (Danemark, Suisse, Allemagne, …) nécessite une adaptation au contexte réglementaire français au demeurant possible mais nécessitant une grande attention dans les choix réalisés. Par exemple, certaines réalisations utilisent les marques sur chaussée spécifiques aux bandes cyclables. Hors, pare exemple, la définition d’une bande cyclable interdit au véhicule motorisé d’y circuler. En ce sens, le marquage proposé pousse à la faute le conducteur en cas de croisement d’un autre véhicule (puisqu’il faut bien qu’ils serrent leur droite). De telles réalisations sortent donc du cadre réglementaire.

Un acronyme (chaucidou) a été proposé par une association pour mieux diffuser l’idée. Pour autant la notion de douceur va au delà des résultats observés sur certains cas. C’est pourquoi il semble souhaitable de trouver une dénomination plus neutre.

A l’heure actuelle, le Certu, en accord avec les réflexions du "code de la rue", recherche des sites où cet aménagement pourrait être expérimenté, en vue de définir des recommandations, sur ce qui pourrait s’appeler une Chaussée à Voie Centrale Banalisée, en accord avec la réglementation et les pratiques françaises.

Pour progresser dans l’établissement de recommandations, il est en effet souhaitable de se lancer dans une expérimentation ou évaluation. Connaitre l’état avant, celui après, et comparer les changements de comportement dans divers cas concrets. Deux cas se présentent :

  • ou bien l’aménagement s’inscrit dans la réglementation existante, l’expérimentation est donc libre et ne nécessite aucun accord de la DSCR. C’est à la collectivité de fixer si elle le souhaite les termes de son évaluation et le Certu est intéressé par les résultats, et est prêt à accompagner la démarche d’expérimentation ;
  • ou bien l’aménagement déroge à la réglementation existante, il faut en conséquence demander une autorisation d’expérimentation auprès de la DSCR. Pour cela une [procédure >=http://www.equipementsdelaroute.equipement.gouv.fr/] a été établie. L’accord de la DSCR dégage alors la responsabilité du maître d’ouvrage.

Une expérimentation est d’ores et déjà à l’étude avec le Conseil général de la Drôme pour un franchissement du Rhône par la Véloroute ViaRhôna.

Si les expérimentations souhaitées s’avéraient positives, ce nouvel aménagement devrait trouver sa place en complément des piste, bande cyclable, accotement multifonctionnel, voire Zone 30.

Il y a donc lieu de multiplier les sites expérimentaux en regardant quelles révisions des textes réglementaires pourraient améliorer la pertinence et le fonctionnement de cet aménagement.

A noter que le Certu finalise actuellement une note technique sur les CVCB, en s’appuyant sur un rapport du Cete de Lyon (à paraître) traitant notamment des expériences de nos voisins Suisses, Allemands, …







Recalculer la page