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Fragilisation des obstacles en milieu urbain

Olivier Baille , Benoît Hiron   15-11-2011

Le Département Laboratoire de Clermont Ferrand du Cete de Lyon a réalisé en 2011, une évaluation (téléchargeable ci-joint, voir rapport DLCF) portant sur les accidents contre obstacles en milieu urbain qui se sont produits dans 4 régions (Auvergne, Bourgogne, Franche-Comté, et Rhône Alpes) pendant la période 2005-2009. 66 PV d’accidents contre obstacles ont été analysés dans des agglomérations de moins de 5000 habitants, et 77 PV dans des agglomérations de plus de 20 000 habitants.

Cette étude a permis de déterminer les types d’obstacles les plus associés aux accidents graves, en fonction de la taille de l’agglomération, et à partir d’une analyse encore plus fine, de déterminer au cas par cas si la fragilisation de ces obstacles aurait permis de diminuer la gravité des accidents concernés. Par ailleurs une analyse spécifique sur les deux-roues motorisés a été réalisée.

Il ressort de cette évaluation que se sont les candélabres et les poteaux qui sont les obstacles les plus impliqués dans les accidents mortels (ils représentent 13 des 17 tués pour 47 % des obstacles heurtés). Ce résultat n’est pas surprenant dans la mesure où ces obstacles sont le plus représentés dans les accidents impliquant un véhicule seul pour lesquels les vitesses de l’impact sont plus importantes sur l’obstacle au moment du choc, et où l’obstacle est intégralement responsable des dégâts, ce qui n’est pas le cas lorsque ce choc contre obstacle est précédé de chocs entres véhicules. L’évaluation en déduit que c’est la fragilisation de ces deux types d’obstacles qui présente le plus d’enjeu. En revanche, l’intérêt de la fragilisation des supports de panneaux et de feux reste modeste, même s’il existe. A noter toutefois que les exemples traités ne concernent pas les transports guides (tram).

Pour l’analyse des PV spécifiques aux deux-roues motorisés, il a été très difficile de déterminer si c’est le véhicule ou le motard (ou les deux) qui ont heurté les obstacles. L’évaluation a conclu que d’une manière générale la fragilisation des obstacles n’aurait que faiblement diminué la gravité pour ce type d’usager : en cas de choc direct du motard sur l’obstacle, ou bien en cas de projection de celui-ci suite à l’impact de son véhicule sur l’obstacle. Ceci est cohérent avec l’analyse développée dans le rapport Guyot, mettant en évidence l’interêt des supports fragilisés en milieu interurbain par suppression des glissières (en l’absence de risque secondaire autre que l’obstacle lui même) dangereuses pour les motards, et non par la caractéristique fragilisable lors d’un choc par un motard.

Le rapport conclu qu’une évaluation d’une même type menée en milieu hors agglomération déterminerait sans doute encore davantage l’intérêt d’une fragilisation des obstacles (vitesse plus importante, accidents impliquant un véhicule seul plus nombreux, suppressions de glissières pouvant être dangereuses).







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