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Stationnement et universités

Danièle Vulliet   02-04-2008

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Comment l’université, important générateur de mobilité, est-elle prise en compte dans les politiques de déplacements ? Comment les gestionnaires universitaires abordent-ils le stationnement sur les campus ?

L’université se doit d’être bien desservie. Les PDU identifient l’université comme grand équipement public et veillent à ce que les campus bénéficient de bonnes conditions d’accès, tous modes confondus. En particulier des investissements conséquents ont été réalisés pour desservir les sites universitaires par des modes lourds.

En revanche, le corollaire qui consiste à peser sciemment sur les conditions de stationnement pour favoriser l’usage des modes doux n’est pas mis en oeuvre. C’est particulièrement vrai pour les campus de périphérie dotés de vastes parkings que l’on préserve. En centre ville, les capacités de stationnement, plus faibles, sont parfois fortement réduites du fait de l’extension d’un bâtiment, du réaménagement d’espaces publics : le levier stationnement joue alors, mais il n’est pas motivé par une politique de déplacements volontariste.

Par contre, au quotidien, le stationnement est un sujet épineux pour les gestionnaires universitaires. Faire face aux plaintes des riverains, gérer et aménager le domaine universitaire, s’impliquer dans des plans de mobilité…autant de clefs d’entrée sur un sujet que les gestionnaires universitaires ne peuvent ignorer. Pour eux le sujet n’est pas prioritaire et confine souvent au casse tête. Sur les campus étudiés, la stratégie retenue consiste à réserver des places pour les enseignants, organiser le stationnement des étudiants pour éviter le développement de stationnement sauvage et installer plots, portiques et barrières pour empêcher le stationnement des nomades.

Usagers de l’université : vers une mobilité plus durable ? La photographie donnée par les enquêtes ménages déplacements montre que les étudiants optent majoritairement pour les modes doux : la part modale des TC oscille entre 49 et 68 % sauf pour l’université de centre ville à Lille où la marche domine (66 %). Les enseignants et personnels préfèrent la voiture dont la part modale avoisine les 70 % (mais 46 % pour un site universitaire de centre ville à Lyon). L’analyse faite par l’usager du « service rendu » par les TC couplé aux possibilités de stationnement et les lieux de résidences étudiantes sont les facteurs explicatifs avancés.

En termes d’évolution, et toutes précautions prises au regard de la faible taille des échantillons étudiés, en 10 ans l’usage de la VP apparaît en diminution. Une tendance à corroborer notamment dans le cadre des plans de déplacements des entreprises et administrations …







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