EPOMM : késako ?
Muriel Mariotto 16-04-2010
Petit historique :
En 1997, la première conférence européenne sur le management de la mobilité (ECOMM) a été organisée à Amsterdam. Cette conférence s’est tenue dans le cadre de la conférence finale du projet européen MOMENTUM, fondateur pour le concept du management de la mobilité (MM). La conférence a regroupé plus de 200 participants venus de 12 pays différents et a conclu que le MM devait être un concept à promouvoir en Europe. Cette recommandation a été portée auprès du ministère des transports des Pays-Bas qui a impulsé la création d’une plate-forme européenne.
6 pays et une région (Autriche, Flandre, France, Italie, Pays-Bas, Suède) ont pris alors l’initiative de se réunir pour ce faire. Le concept d’EPOMM (pour European Platform On Mobility Management) était lancée ! Le premier pas a été de soumettre l’idée dans le cadre d’un projet européen, afin notamment de construire ce réseau avec le soutien du niveau européen. Un consortium de 4 organisations a travaillé sur ce projet européen :
- NEA Transport research and training (Pays-Bas)
- Car free cities hébergés par Eurocities
- FGM-AMOR (Autriche)
- Langzaam Verkeer (devenenu Mobiel 21 depuis, Belgique)
La proposition a été soumise en 1998 et le projet a débuté fin 1999 pour une durée de 3 ans. C’est à cette époque que l’activité toujours en fonction d’EPOMM a été mise en place :
- site Internet
- lettre électronique
- ECOMM
- ateliers
Ces actions menées sous la vigilance d’un comité de pilotage impliquant les pays et régions partenaires, ainsi que la commission européenne.
A la fin du projet européen, la commission a quitté le comité de pilotage, et les pays et régions ont eu à étendre leur soutien à la plate-forme chaque année un peu plus. Il a été alors décidé qu’une association devait être créée avec un siège à Bruxelles. Les procédures ont pris près de 3 ans à aboutir (de 2003 à 2006). A l’époque, le pilotage du consortium était tournant tous les ans (2003 : FGM AMOR, 2004 : Mobiel 21, 2005 : Eurocities).
Pendant cette période, EPOMM n’a pas réussi à se développer et à justifier de l’investissement qui y était réalisé (30 000 euros par an de cotisation à ce moment-là pour chaque pays ou région).
En 2004, l’Autriche, le Royaume-Uni, l’Italie et la Flandre quittent EPOMM. La Suisse adhère alors pour seulement l’année 2005. Début 2006, la France demande à partir et EPOMM ne se retrouve qu’avec plus que deux adhérents. Le comité de pilotage restant décide de revoir sérieusement le budget et pose un ultimatum de 3 mois au nouveau coordinateur en place (FGM AMOR) pour réformer EPOMM.
La réforme a été menée à bien, et les cotisations baissées à 15 000 euros par an. Les activités ont été recadrées et le focus a été porté sur la plus-value que pouvait en retirer les membres adhérents. Le consortium a été réduit alors aux trois membres que sont FGM-AMOR, Mobiel 21 et Eurocities.
En 2006, le Royaume-Uni adhère à nouveau et la France décide de ne plus partir. En 2007, l’Espagne adhère également et l’Autriche revient. En 2008 la région allemande Hessen adhère et en 2009, c’est le Portugal.
En 2010, EPOMM compte donc 8 régions ou pays adhérents :
- Autriche
- Espagne
- France
- Le Lander Hessen (Allemagne)
- Pays-Bas
- Portugal
- Royaume-Uni
- Suède
Pour plus d’informations : www.epomm.eu









