Les péages urbains en Norvège : Oslo et Trondheim
12-05-2005
Depuis 1986, les villes norvégiennes de Bergen, Oslo, Trondheim puis Stavanger ont successivement mis en place un péage urbain. Des exemples stimulants pour les agglomérations françaises, qui peinent aujourd’hui à financer leurs systèmes de transport…
Bergen en 1986, Oslo en 1990, Trondheim en 1991 et Stavanger 2001 : depuis plus de 15 ans, le péage urbain progresse en Norvège.
Dans le même temps, les collectivités publiques rencontrent, partout en Europe, des difficultés pour financer leurs systèmes de transports urbains. Le péage urbain commence à apparaître comme une source de financement possible, et pas seulement en Norvège. Ainsi, le maire de Londres a mis en place un péage de zone dans le centre de Londres depuis le 17 février 2003, tandis que les grandes métropoles de la région Rhône-Alpes ont engagé une étude sur le financement des déplacements.
C’est ce contexte qui a conduit le Certu, la DREIF, l’IAURIF et le Let, à étudier le fonctionnement des péages urbains mis en place à Oslo et Trondheim.( rapport intégral téléchargeable ci-contre.)
Ces deux expériences norvégiennes permettent de dégager plusieurs points clés pour une mise en œuvre réussie d’un péage urbain :
- sur le plan politique , les décideurs norvégiens se sont fortement impliqués dans les projets de péages urbains, tant au niveau national que local. Un large débat à permis d’aboutir à un consensus entre les principaux partis politiques ainsi qu’entre les différentes collectivités publiques (Etat, comtés, villes). Un cadre législatif incitatif a été fixé au niveau national (augmentation des aides de l’Etat en cas de mise en place du péage urbain), mais l’initiative était laissée aux collectivités locales ;
- sur le plan technique , l’usage du péage électronique, couplé à des formules d’abonnement, a rendu plus aisée la gestion du système et a permis d’éviter la formation de files d’attente. Les usagers occasionnels peuvent, quant à eux, recourir au post-paiement ;
- sur le plan de l’acceptabilité sociale , le péage était destiné au financement d’une politique de transport clairement définie et débattue (répartition des investissements entre la route et les transports collectifs, entre le centre et la périphérie des agglomérations, etc.). L’application du péage est limitée à la durée du programme d’investissement. Une offre variée d’abonnement permet de limiter le poids financier supporté par les usagers réguliers. Le succès rencontré par le péage urbain en Norvège (4 villes appliquent désormais ce système) pourrait constituer un exemple stimulant pour les villes françaises, qui peinent aujourd’hui à financer leurs infrastructures de transport.
Contact Certu : Nathalie Pitaval








