Evolution des rythmes sociaux et étalement de l'heure de pointe: pas d'évolutions significatives....
Damien Verry 02-07-2008
Réduction du temps de travail, 35 heures, flexibilité accrue , vieillissement de la population, développement des loisirs, usage croissant des nouvelles technologies de l’information …..autant de raisons d’imaginer des changements de rythmes de vie quotidiens et des mobilités associées. Certains vont même à anticiper une ville 24 sur 24 perpétuellement en mouvement .
Pourtant l’analyse de données issues d’Enquêtes Ménages Déplacements (EMD) récentes nous montre que la répartition dans le temps des déplacements est relativement stable sur ces trente dernières années.
L’heure de pointe, utilisée traditionnellement pour dimensionner les infrastructures de transports, ne s’étale pas, le rapport heures de pointe/heures creuses reste stable. Si la baisse des déplacements à midi se poursuit, les déplacements du matin (7h-9h) et du soir (17h-19h) continuent de concentrer près du tiers des déplacements.
Un travail sur Lyon (téléchargeable ci-contre) analyse les déplacements des Lyonnais quart d’heure par quart d’heure à travers quatre enquêtes successives (1976, 1985, 1995, 2006). Une analyse de la concentration des déplacements montre une stabilité dans le temps, quelque soit la définition retenue pour l’heure de pointe. Une désagrégation par motif et par type de population confirme cette tendance générale.
Malgré ce que l’on pourrait pu imaginer, les pratiques de mobilité quotidiennes, décrites ici de manière quantitative, restent inscrites jusqu’à maintenant dans des rythmes temporels relativement classiques.








