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La mobilité dans les villes moyennes

Régis de Solere   14-04-2011

Les villes de 20 000 à 100 000 habitants et leurs agglomérations constituent le cadre de vie de près d’un quart de la population française. Tout comme les grandes agglomérations, elles sont concernées par les enjeux d’aménagement urbain et de mobilité. Les questions de mobilité y sont d’autant plus prégnantes que les réseaux de transports collectifs y sont moins développés et l’usage de l’automobile plus important que dans les grandes agglomérations.

Au début des années 2000, le CERTU, avec l’appui des CETE, a mis en place une méthode de recueil des données de mobilité adaptée aux villes moyennes. Cette méthode Enquête Déplacements Villes Moyennes concerne les agglomérations dont le pôle urbain ne dépasse pas 100 000 habitants, le périmètre global de l’enquête pouvant lui-même les dépasser. Entre 2000 et 2010, quinze enquêtes ont été réalisées selon cette méthode standard CERTU.

En 2010, le Cete Nord-Picardie et le Cete Méditerranée ont réalisé pour le compte du Certu une étude visant à exploiter ces enquêtes et à ainsi caractériser la mobilité en villes moyennes. Les territoires étudiés présentent des caractéristiques socio-démographiques et économiques variées. Pour autant, l’analyse des résultats permet de mettre en évidence des particularités en matière de déplacements. Par rapport aux plus grandes agglomérations françaises, la mobilité en ville moyenne se caractérise par un usage fort de la voiture et par un recours moins fréquent à la marche ou aux transports collectifs. Cependant, hormis ce rapport plus étroit à l’automobile, on n’observe finalement peu de différences par rapport aux grandes agglomérations : on s’y déplace autant, pour les mêmes raisons et selon les mêmes rythmes ; les résidents des centres marchent plus que ceux de la périphérie ; les actifs avec emploi sont plus mobiles et utilisent davantage la voiture, alors que les retraités se déplacent moins mais proportionnellement davantage à pied. L’étude révèle par ailleurs des différences entre villes moyennes, en particulier d’usage des modes de transport, et met en évidence quelques-uns de leurs déterminants : la densité démographique, l’autonomie ou la dépendance des territoires vis-à-vis des pôles urbains extérieurs, le niveau de l’offre en transports collectifs, le niveau de vie de leurs résidents ou encore la structure démographique de la population.

L’objet de ce panorama est de faire connaître les déterminants de la mobilité en villes moyennes. Puisse-t-il inciter d’autres villes à réaliser à leur tour de telles enquêtes !

L’étude "La mobilité dans les villes moyennes" en téléchargement gratuit ici







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