3ème réunion du TC B3 à Séoul - Amélioration de la mobilité en milieu urbain
24-04-2009
Compte-rendu de la visite technique de la mission AIPCR à Séoul-Mars 2009/Marc Ellenberg
La visite technique de Seoul a été composée de deux parties distinctes. D’une part le centre d’information du trafic et des transports, d’autre part l’opération Cheon Gye Cheon
1) TOPIS
Le centre d’information TOPIS est digne de ce qu’on peut attendre d’une agglomération de 20 millions d’habitants. Il réunit les éléments concernant les transports collectifs et ceux de la circulation générale. On peut y suivre l’état du trafic et l’avancement des véhicules de transport en commun, avec des éléments chiffrés et des images provenant de plusieurs réseaux de caméras (celles de la ville, de la police et de l’exploitant). Une particularité est de pouvoir utiliser certaines caméras pour verbaliser les véhicules en infraction de stationnement, en zoomant sur la plaque minéralogique. Peu d’explications ont été données sur les possibilités d’inclure TOPIS dans un processus de gestion ou d’exploitation du trafic ou des transports en commun. Les exploitants ont leur propre centre de contrôle et leurs éventuels échanges d’informations ne nous ont pas été expliqués (ou du moins je ne les ai pas saisis).
2) Cheong Gye Cheon
L’opération Cheong Gye Cheon est autrement plus impressionnante. Elle plonge ses racines dans l’histoire ancienne de la ville et montre une certaine audace dans l’aménagement actuel. Le centre ancien de Seoul a été construit dans une plaine entourée de reliefs culminant de 300 à 1000 mètres, au nord du fleuve Han. Le diamètre de cette plaine est d’une dizaine de kilomètres. L’agglomération actuelle a conquis des territoires nouveaux, en particulier au sud du fleuve pour atteindre plus de 25 kilomètres de diamètre. Dans l’axe de la plaine existait une rivière se jetant dans le Han. De nature marécageuse, elle nécessitait des dragages constants, et un roi, au 17ème siècle était allé jusqu’à réquisitionner 200.000 habitants des environs pour participer aux opérations.
Mais dans les périodes qui suivirent, les invasions et guerres firent passer au second plan l’entretien de la rivière. Son état empira et ses rives se transformèrent en bidonvilles.
A la fin des la guerre de 1951, les autorités entreprirent de couvrir le lit de la rivière et de construire une voie rapide en élévation pour irriguer le centre ville et faciliter la circulation. Le résultat dépassa les espérances et cette voie fut considérée dans les années 1990 comme un déversoir permanent d’automobiles et une source de pollution.
L’état physique de l’ouvrage nécessitait des interventions de plus en plus fréquentes, et les autorités firent le choix de le démonter et de « reconstruire » la rivière sur laquelle il avait été construit.
Les travaux furent menés de 2002 à 2005, et 1000 réunions de concertations furent tenues.La rivière est maintenant une promenade agréable du centre. Son alimentation en eau n’a toutefois pas pu être réalisée de manière naturelle, les sources anciennes étant trop irrégulières ou disparues, et son eau provient du pompage dans le fleuve.








